26 mai 2020 16:21:04 par Thibaud Decressac

Bilan de la crise sanitaire : devez-vous laisser tomber votre projet immobilier ?

actualité

La crise du COVID-19 a-t-elle déstabilisé le marché immobilier français ? Quel comportement devez-vous adopter si vous êtes vendeur ou acheteur ? Nous répondons à ces questions en vous proposant une analyse chiffrée et détaillée de l'impact du confinement sur le marché immobilier. 

1. Avant la crise : un marché en très bonne santé 

Le graphique ci-dessous représente le nombre de demandes d'acheteurs pour les biens immobiliers que nous avons à la vente. 

Avant le début de la crise sanitaire, les chiffres étaient excellents. 

avant le confinement en Europe

En 2019, plus d'un million de ventes immobilières dans l'ancien avaient été réalisées. Chiffre exceptionnel qui laissait présager une année record pour 2020. 

Tous les indicateurs étaient au vert, malgré des disparités en fonction des territoires :

  • Augmentation continue du nombre de ventes 
  • Baisse des taux d'intérêt jusqu'à 1,12% en moyenne. 
  • Hausse des prix de l'immobilier de 3,2% en moyenne sur l'ensemble du territoire. 

2. Le confinement : l'arrêt total de l'activité immobilière

Cet arrêt s'est fait en deux temps.

Le 9 mars : début du confinement en Italie 

Nos plus proches voisins ont commencé à être très durement touchés par le COVID-19 et ont débuté leur confinement. 

Une inquiétude a commencé à se répandre au sein de la population française. C'est ce qui explique la légère baisse des demandes d'acheteurs sur le graphique juste en dessous. 

début du confinement en Italie

Le 17 mars : début du confinement en France

Le confinement en France a brutalement arrêté toutes les transactions immobilières

Il était en effet impossible : 

  • d'organiser des visites des biens immobiliers. Les tentatives de proposer des visites virtuelles n'ont pas réussi à remplacer les visites physiques.
  • de signer des actes de ventes : les notaires n'avaient, au départ, pas la possibilité d'acter à distance. 

Ces facteurs expliquent le plongeon des demandes des acheteurs comme vous pouvez le constater sur notre graphique.

début du confienement en France

3. Décret permettant les signatures à distance : léger sursaut des demandes

Signer un acte à distance devient possible grâce à un décret publié le 3 avril. Il est donc autorisé de vendre son bien immobilier malgré le confinement. 

Cette période coïncide avec une légère augmentation des demandes d'acheteurs comme l'illustre notre graphique. 

décret signature

4. L'annonce du plan de déconfinement : accélération des demandes d'acheteurs

Le premier ministre, Edouard Philippe, a annoncé un plan de déconfinement le 28 avril. 

Les visites immobilières vont pouvoir reprendre (dans le respect des gestes barrières) à partir du 11 mai. 

Cette date marque le début d'une accélération des demandes comme vous pouvez le constater sur notre graphique. 

annonce du plan de déconfinement

5. Le déconfinement : plus de demandes qu'avant la crise

La France est officiellement déconfinée le 11 mai.

Les agences immobilières peuvent à nouveau travailler dans  des conditions quasi normales. La limitation des 100km n'est plus appliquée pour les visites quelques temps après.

Les demandes d'acheteurs dépassent le niveau d'avant la crise du COVID-19. Un probable effet de rattrapage vient renforcer cette tendance. 

déconfinement en France

Que prédire pour l'avenir ? 

Il est toujours difficile de s'engager sur des chiffres. En particulier après une telle crise sanitaire qui a paralysé presque toute l'économie du pays pendant deux mois. 

Cependant, l'immobilier reste une valeur refuge et privilégiée par les français par rapport à d'autres investissements comme la bourse. Cette tendance ne devrait que se renforcer. 

De plus, la demande extrêmement soutenue des acheteurs depuis le déconfinement laisse présumer que la dynamique immobilière de l'avant crise se maintient.

Que devez-vous faire concrètement ? 

Si vous êtes propriétaire : il n'y pas d'intérêt à décaler votre projet de vente. Les acheteurs sont actifs et nombreux. 

Si vous êtes acheteur : il paraît peu pertinent de rester attentiste en espérant une baisse des prix du marché.